Audit dans trois mois, et vous bloquez sur cet indicateur qui réclame de « développer les compétences » de votre équipe. Trop flou pour savoir quoi montrer le jour J.
Vous êtes seul ou à deux, sans service RH ni campagne d’entretiens formelle. Et pourtant l’auditeur va vous demander des preuves datées, pour vos salariés comme pour vos intervenants.
D’expérience, c’est là que la plupart des petites structures se rassurent : vous montez déjà en compétence, il manque juste la trace écrite.
Voici un tableau qui relie chaque exigence de l’indicateur 22 Qualiopi à ses preuves, une checklist de préparation jusqu’au Jour J, et les preuves du critère 5 Qualiopi à garder sous la main pour un dossier audit-proof.
Comprendre l’indicateur 22 Qualiopi : exigences et niveau attendu
Vous préparez votre audit et vous butez sur cet indicateur qui demande de « développer les compétences » de votre équipe. Bonne nouvelle : c’est moins flou qu’il n’y paraît.
L’indicateur 22 Qualiopi s’inscrit dans le critère 5 du Référentiel National Qualité (RNQ), celui qui traite de la qualification et du développement des compétences des personnels mobilisés sur vos prestations. En clair, l’auditeur veut une preuve simple : votre équipe pédagogique entretient et fait grandir son expertise au fil du temps.
Le niveau attendu varie selon le type d’audit. Et c’est là que beaucoup de petites structures se trompent.
Lors de l’audit initial, l’auditeur valide surtout le formalisme. Vous avez un dispositif écrit, une logique de plan de développement des compétences, des intentions documentées. Ça suffit pour décrocher la certification.
L’audit de surveillance, lui, regarde la réalité. Vous avez dit que vous formeriez vos intervenants ? Montrez les preuves concrètes : attestations de formation suivies, entretiens professionnels, traces de professionnalisation effective. Le discours ne tient plus seul, il faut les justificatifs.
Dernier point qui fait souvent tiquer : ne raisonnez pas que sur vos salariés. L’indicateur 22 vise le développement des compétences de vos salariés, mais le critère 5 attend aussi que la compétence de vos intervenants externes soit entretenue (c’est l’objet de l’indicateur 21). Pour chacun, gardez de quoi démontrer une gestion des compétences active. Vu que les indépendants gèrent leur propre montée en compétence, gardez simplement la trace de ce qu’ils vous transmettent : justificatifs de formation, certifications renouvelées, attestations sur l’honneur.
Pour situer cet indicateur dans son ensemble, jetez un œil au critère 5 Qualiopi et ses preuves avant d’attaquer le tableau qui suit.
Le tableau des preuves de l’indicateur 22 Qualiopi : ce que l’auditeur va vérifier
Vous savez maintenant ce que l’auditeur attend. Reste le plus concret : quoi lui montrer le jour J.
Voilà le point qui change tout pour une petite structure. Ce que l’auditeur retient, ce sont vos preuves. Voici donc une grille qui relie chaque exigence à son niveau attendu, aux justificatifs à garder et à la façon de les présenter.
| Exigence | Niveau attendu | Preuves à conserver | Comment démontrer |
|---|---|---|---|
| Qualification des intervenants | Compétences à jour pour chaque profil | CV actualisés, diplômes, certifications renouvelées | Présentez un dossier par intervenant, daté et signé |
| Développement des compétences | Une démarche écrite et suivie | Plan de développement des compétences, objectifs annuels | Montrez le document et son actualisation d’une année sur l’autre |
| Suivi individuel | Échanges réguliers tracés | Comptes rendus d’entretiens professionnels | Ouvrez deux ou trois comptes rendus datés au choix de l’auditeur |
| Professionnalisation effective | Actions réellement menées | Attestations de formation, certificats, feuilles de présence | Reliez chaque action au plan prévu en amont |
| Amélioration continue | Ajustements documentés | Traces d’actions correctives et préventives | Montrez qu’un écart constaté a déclenché une action |
Trois pièces font le gros du travail. Le CV mis à jour de chaque intervenant, le plan de développement des compétences, et les comptes rendus d’entretiens professionnels. Si ces trois-là sont propres et datés, vous couvrez l’essentiel des preuves indicateur 22 Qualiopi.
Maintenant, vous êtes seul ou à deux ? Pas de service RH, pas de campagne d’entretiens formelle ? C’est le cas le plus courant.
Sachez que l’auditeur accepte d’autres formes de traçabilité, à condition qu’elles soient documentées. Un partage de pratiques entre pairs, une communauté de formateurs, un webinaire suivi, une démarche de recherche-action sur vos contenus : tout ça compte. Notez la date, l’objet, ce que vous en avez retiré.
Et c’est rassurant pour une petite structure. Vous montez déjà en compétence sans le formaliser. Il suffit de poser une trace écrite à chaque fois.
Pour ne rien oublier au moment de constituer votre dossier, appuyez-vous sur la liste des documents Qualiopi à préparer pour l’audit.
Comment construire un dispositif simple de gestion des compétences
Vous n’avez ni service RH ni temps à perdre en paperasse. Pas grave. Un dispositif solide tient en quelques rôles clairs et une routine légère.
Commencez par répartir qui fait quoi. Même à deux, ça change tout.
- Le dirigeant fixe les besoins de compétences et valide le plan de développement chaque année.
- La personne en charge de l’administratif centralise les justificatifs et tient le registre à jour.
- Chaque formateur signale ses montées en compétence et fournit ses preuves (attestations, certifications, partages de pratiques).
Ensuite, suivez un workflow en sept étapes. Rien de lourd, juste une logique qui se répète d’une année sur l’autre.
- Identifiez les besoins de compétences par intervenant.
- Formalisez-les dans un plan daté.
- Programmez les actions (formation, veille, pairs).
- Menez un entretien professionnel court avec chacun.
- Collectez les justificatifs au fil de l’eau.
- Notez les écarts et déclenchez une action corrective si besoin.
- Archivez chaque preuve dans un dossier par intervenant.
Côté documents, trois fichiers suffisent pour démarrer : un registre des formations suivies, un modèle de grille d’entretien, et un dossier individuel par formateur. C’est la colonne vertébrale d’une gestion des compétences qui tient en audit.
Et c’est là qu’un LMS allège le travail. Avec le suivi et l’analyse des apprenants Teachizy, vous exportez logs et preuves de complétion en quelques clics, ce qui nourrit directement votre traçabilité pédagogique. Pour automatiser le rangement des justificatifs, une connexion Zapier déclenche l’archivage côté votre outil habituel.
D’expérience, savoir comment gérer les compétences Qualiopi tient surtout à une habitude : poser une trace écrite à chaque action. Le reste suit tout seul.
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Checklist chronologique : préparer son dossier d’audit de J-90 au Jour J
Vous savez quoi montrer. Reste à vous y prendre dans le bon ordre, sans tout faire la veille au soir.
Voici un plan en trois temps. Calé sur 90 jours, mais valable autant pour un audit initial que pour un audit de surveillance.
De J-90 à J-30, vous posez les fondations. C’est la phase de cartographie.
- Cartographiez les compétences attendues par intervenant, en face de chaque prestation.
- Recensez l’existant : CV, certifications, attestations déjà en main.
- Repérez les trous et planifiez les entretiens professionnels manquants.
De J-30 au Jour J, vous resserrez. Tout doit converger vers un dossier lisible en cinq minutes.
- Centralisez les attestations et justificatifs dans un dossier par intervenant.
- Faites une revue blanche : relisez chaque pièce comme si vous étiez l’auditeur.
- Rédigez un sommaire de preuves qui relie chaque exigence à son document daté.
Ce sommaire, c’est votre meilleur allié. L’auditeur ouvre la page, voit la logique, gagne du temps. Et vous aussi.
Le Jour J, gardez la posture simple : vous montrez un dispositif plutôt que de réciter un argumentaire.
Présentez la chaîne dans l’ordre : un besoin de compétence identifié, l’action menée pour y répondre, la preuve qui le confirme. Factuel, daté, sans broder.
Pour la partie pédagogique de votre dossier d’audit, un LMS fait gagner du temps. Côté indicateur 22 Qualiopi, Teachizy exporte logs et preuves de complétion, ce qui alimente directement votre traçabilité sans manipulation manuelle.
Cette préparation audit Qualiopi tient en une habitude : avancer un peu chaque semaine. Au Jour J, le dossier est déjà prêt.
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Non-conformités sur l’indicateur 22 : risques majeurs et actions correctives
Un point que beaucoup de petites structures sous-estiment : sur cet indicateur, l’écart ne pardonne pas. Voilà pourquoi.
Quand l’auditeur constate un manquement sur l’indicateur 22 Qualiopi, il prononce une non-conformité majeure, jamais une mineure. La qualification du personnel touche au cœur de la qualité de vos prestations. Résultat : pas de demi-mesure, vous avez un délai contraint pour corriger avant que la certification ne soit remise en cause.
Trois red flags reviennent presque à chaque audit. Les connaître, c’est déjà les éviter.
- Absence de plan formalisé : vous parlez de montée en compétence sans aucun document écrit pour la prouver.
- Preuves non datées : une attestation sans date ne vaut rien aux yeux de l’auditeur, elle ne situe rien dans le temps.
- Couverture partielle du personnel : vous documentez vos salariés, mais vous oubliez un sous-traitant qui intervient régulièrement.
Imaginons que l’auditeur repère un écart. Tout n’est pas perdu, à condition de formaliser une réponse.
La logique attendue tient en une chaîne simple : un écart constaté déclenche une action corrective, et la cause de l’écart déclenche une action préventive. Vous notez la date, la nature du problème, ce que vous mettez en place pour qu’il ne se reproduise pas. Par exemple, un CV non actualisé depuis deux ans ? Action corrective : mise à jour immédiate. Action préventive : rappel annuel inscrit dans votre routine.
D’expérience, les erreurs fréquentes tiennent moins à un manque de travail qu’à un manque de traces. Côté pédagogique, Teachizy exporte logs et preuves de complétion, ce qui solidifie cette partie de votre dossier sans effort manuel.
Pour clarifier le vocabulaire d’audit qui vous échappe encore, gardez sous la main le lexique Qualiopi des petites structures.
Comment Teachizy facilite la traçabilité et la collecte de preuves pédagogiques
Une chose à clarifier d’entrée : Teachizy est un LMS qui diffuse vos formations et suit vos apprenants. Vos plans de développement et vos contrats restent dans vos outils habituels.
Et c’est justement là que ce LMS compatible Qualiopi fait gagner du temps : sur la partie pédagogique de votre dossier.
Le suivi des apprenants génère des preuves d’assiduité exploitables en audit. Vous exportez les logs de connexion détaillés, vous appuyez sur les barres de progression et le temps de visionnage minimum pour montrer qu’une formation a bien été suivie. Trois clics, et la trace est prête à présenter.
Côté amélioration continue, les formulaires de satisfaction intégrés recueillent les retours de vos apprenants. De quoi nourrir votre démarche qualité avec des données concrètes, pas des impressions.
Pour le reste, l’approche est modulaire. Une connexion Zapier ou Make relie Teachizy à votre outil de rangement, histoire d’archiver chaque justificatif au bon endroit sans le saisir deux fois. Vous gardez votre écosystème, vous ajoutez la traçabilité pédagogique qui manquait. Cette même logique vous permet d’automatiser la création de factures ou de conventions après une inscription.
Si vous démarrez, le forfait gratuit suffit pour tester cette logique sur une première formation.
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L’essentiel à retenir pour votre audit
- La preuve prime sur l’intention : L’auditeur cherche des justificatifs datés — CV, entretiens, attestations — qui démontrent que votre équipe monte réellement en compétence. Les projets ne suffisent pas.
- Documentez tout, même informellement : Un partage de bonnes pratiques entre pairs ou une veille active compte, tant que vous en gardez une trace écrite, une date et un objet clair.
- Anticipez le dossier intervenant : Traitez chaque prestataire ou sous-traitant comme un salarié, en conservant un dossier individuel à jour.
- Automatisez la traçabilité pédagogique : Utilisez les exports de logs et les preuves de complétion de votre LMS pour alimenter votre dossier de preuves sans multiplier les saisies manuelles.
Gérer la compétence au quotidien tient à une routine de traçabilité simple, loin d’une contrainte RH lourde. En centralisant vos preuves dès aujourd’hui, vous transformez votre conformité en un atout de professionnalisme. Si vous souhaitez approfondir d’autres aspects du RNQ, n’hésitez pas à consulter notre guide sur les 7 critères Qualiopi pour sécuriser l’ensemble de votre dossier. Et si vous visez la certification, sachez que Teachizy propose aussi un accompagnement Qualiopi dédié.
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