Vous cherchez le critère 5 Qualiopi et vous tombez sur des articles qui parlent des objectifs de la prestation. C’est la confusion classique entre le critère 5 du référentiel et l’indicateur 5 du critère 2, et elle fait perdre du temps à beaucoup de formateurs en phase de préparation.
Le critère 5, celui qui concerne la critères Qualiopi dans leur ensemble, porte sur la qualification du personnel : vos formateurs, vos intervenants externes, vos sous-traitants. L’auditeur veut des preuves que les bonnes compétences sont en place, et qu’elles sont entretenues dans le temps.
Pour une petite structure ou un formateur indépendant, c’est souvent là que le dossier se fragilise, pas par manque de compétences réelles, mais par manque de traçabilité documentaire. Cet article traduit les indicateurs 21 et 22 en preuves concrètes, adaptées à votre réalité.
Critère 5 ou indicateur 5 : de quoi parle-t-on exactement ?
Si vous avez tapé « critère 5 Qualiopi » dans Google, vous êtes probablement tombé sur des résultats qui parlent… des objectifs de la prestation. Normal : l’indicateur 5, lui, appartient au critère 2 du référentiel national qualité. Il porte sur la clarté des objectifs annoncés aux bénéficiaires. Rien à voir avec la qualification de vos intervenants.
Le critère 5 du RNQ, c’est autre chose. Il concerne la qualification et le développement des compétences du personnel dédié aux prestations de formation. Concrètement, l’auditeur vérifie deux choses : que vos formateurs ont les compétences nécessaires pour intervenir (indicateur 21), et que vous mettez en place des actions pour les faire progresser (indicateur 22).
Et ce critère ne vise pas uniquement vos salariés. Sont concernés :
- Les formateurs internes (salariés ou dirigeants qui dispensent eux-mêmes les formations)
- Les intervenants indépendants auxquels vous faites appel ponctuellement
- Les sous-traitants qui délivrent une prestation pour votre compte
Pour chaque profil, l’auditeur attend des preuves documentées : CV, diplômes, attestations, portfolio de missions, ou tout élément démontrant la cohérence entre l’expertise de l’intervenant et la formation qu’il anime. Le guide des critères Qualiopi détaille cette logique pour l’ensemble du référentiel.
Bref, si vous préparez votre audit et que vous cherchez des repères sur les exigences du critère 5 Qualiopi, vous êtes au bon endroit. La suite de cet article traduit les indicateurs 21 et 22 en preuves concrètes, adaptées aux petites structures.
Ce que le critère 5 exige pour vos intervenants (Indicateurs 21 et 22)
Le critère 5 Qualiopi se décompose en deux indicateurs. Deux, pas dix. Ça paraît gérable sur le papier, et ça l’est, à condition de comprendre ce que l’auditeur cherche vraiment derrière chacun d’eux. L’un porte sur le point de départ (les compétences sont-elles là ?), l’autre sur la durée (sont-elles entretenues ?).
Indicateur 21 : L’évaluation initiale des compétences
L’indicateur 21 Qualiopi pose une question simple : avant de confier une formation à un intervenant, avez-vous vérifié qu’il avait les compétences pour la dispenser ? L’auditeur ne vous demande pas un processus RH de multinationale. Il veut une trace écrite qui prouve l’adéquation entre le profil du formateur et la mission.
Voici ce que ça implique concrètement :
- Définir les compétences requises pour chaque formation ou type de prestation (même en une ligne dans une fiche de poste simplifiée)
- Collecter les preuves correspondantes : CV à jour, diplômes, attestations, portfolio de missions, expérience professionnelle documentée
- Formaliser la vérification, c’est-à-dire garder une trace du fait que vous avez croisé le profil avec le besoin
Et si vous faites appel à des sous-traitants ? La règle s’applique exactement de la même manière. L’auditeur considère que vous êtes responsable de la qualification des intervenants qui délivrent une prestation en votre nom. Un contrat de sous-traitance ne suffit pas : il faut pouvoir montrer que vous avez évalué leurs compétences avant de leur confier la mission. Le guide sur les non-conformités Qualiopi revient sur ce point, souvent source de remarques en audit.
Indicateur 22 : Le développement continu des compétences
L’indicateur 22 Qualiopi prolonge la logique : posséder un savoir-faire ne suffit pas, il faut prouver qu’on l’entretient. L’auditeur attend un plan de développement des compétences, même minimaliste, qui montre que vos formateurs ne fonctionnent pas sur acquis.
Ce qui change tout ici, c’est la traçabilité dans le temps. Vous devez pouvoir présenter :
- Des preuves de formation continue suivie par vos intervenants (attestations, certificats, comptes rendus de webinaires), mais également des éléments démontrant le suivi réalisé par l’organisme de formation. Il y a donc un suivi de leur propre plan de formation.
- Des traces de veille professionnelle ou sectorielle (abonnements, participations à des conférences, lectures documentées), incluant également la veille réglementaire propre au secteur d’activité.
- Un document récapitulatif, même simple, qui formalise les actions prévues et réalisées sur l’année
Pour un formateur indépendant, ça peut se résumer à un tableur avec trois colonnes : la date, l’action de mise à jour des pratiques, et la preuve associée. L’auditeur ne cherche pas un dispositif sophistiqué. Il cherche une démarche d’amélioration continue des pratiques pédagogiques, cohérente et documentée. Un article sur les conseils pour préparer votre audit Qualiopi détaille cette logique « preuves d’abord » qui s’applique parfaitement ici.
Les preuves attendues par l’auditeur selon le profil de l’intervenant
Vous savez maintenant ce que les indicateurs 21 et 22 exigent. Reste la question qui bloque la plupart des formateurs la veille de l’audit : quels documents, concrètement, dois-je poser sur la table ? La réponse dépend du profil de chaque intervenant. Un salarié permanent, un formateur externe ponctuel et un sous-traitant ne se justifient pas avec les mêmes pièces.
Voici un récapitulatif des preuves du critère 5 Qualiopi classées par catégorie et par profil :
| Type de preuve | Salarié / dirigeant | Intervenant externe | Sous-traitant |
|---|---|---|---|
| CV daté et signé | Oui | Oui | Oui |
| Diplômes ou certifications | Oui | Oui | Oui |
| Fiche de poste ou lettre de mission | Oui | Contrat de prestation | Contrat de sous-traitance |
| Portfolio de missions ou attestations d’expérience | Recommandé | Oui | Oui |
| Compte rendu d’entretien professionnel | Oui (annuel) | Non requis | Non requis |
| Attestations de formation continue | Oui | Oui | Oui |
| Preuve de sensibilisation au handicap | Oui | Recommandé | Recommandé |
Quelques précisions qui font la différence le jour J :
- Le CV doit être daté. Un CV sans date, l’auditeur le considère comme non recevable. Ajoutez une date de mise à jour en en-tête, même manuscrite.
- Les entretiens professionnels concernent vos salariés. Un compte rendu signé par les deux parties suffit. Pas besoin d’un formulaire RH de 12 pages : une trame libre avec les compétences évaluées, les axes de progression identifiés et les actions prévues.
- Pour les intervenants externes, le contrat de prestation doit mentionner le périmètre d’intervention et, idéalement, les compétences mobilisées. C’est ce lien entre mission confiée et expertise démontrée que l’auditeur cherche.
- Les sous-traitants représentent le point le plus sensible. Vous portez la responsabilité de leur qualification vis-à-vis de l’auditeur. Gardez une copie de leur CV, de leurs diplômes et d’au moins une attestation de formation récente.
Côté développement des compétences (indicateur 22), les attestations de formation continue sont la preuve la plus simple à produire. Un certificat de webinaire, une attestation de participation à une journée thématique, un relevé de formation en ligne horodaté : tout compte, à condition que ce soit traçable et daté.
Pour centraliser ces documents et retrouver chaque preuve en quelques clics, un logiciel adapté à la démarche Qualiopi évite le classeur papier qui se désorganise entre deux audits. La logique reste la même : chaque intervenant, un dossier ; chaque dossier, les pièces correspondantes à son profil.
Le nouveau référentiel Qualiopi V10 confirme cette exigence de traçabilité documentaire sur la qualification des intervenants Qualiopi. Mieux vaut structurer votre dossier maintenant que de courir après les pièces manquantes trois semaines avant l’audit Qualiopi critère 5.
Comment justifier vos compétences si vous êtes formateur indépendant ?
Quand on est seul à bord, l’idée de monter un dossier « qualification du personnel » peut sembler absurde. Vous êtes le personnel. Vous êtes aussi le dirigeant, le commercial et le service après-vente. La bonne nouvelle : l’auditeur le sait, et il n’attend pas de vous un organigramme à 15 cases ni un service RH fictif.
Ce qu’il attend, c’est une traçabilité documentaire proportionnée à votre structure. Voici comment la mettre en place sans y passer vos week-ends.
Un organigramme simplifié, même pour une personne. Ça peut tenir sur une demi-page : votre nom, votre rôle (formateur et responsable pédagogique), les éventuels intervenants externes que vous mobilisez. L’auditeur veut voir que la formalisation des rôles existe, pas qu’elle ressemble à celle d’un groupe du CAC 40.
Un auto-bilan annuel documenté. Prenez 30 minutes en fin d’année pour rédiger un bilan de vos compétences : formations suivies, nouvelles thématiques abordées, retours apprenants marquants, axes de progression identifiés. Datez-le, signez-le. Ce document simple répond directement aux attentes de l’indicateur 22 Qualiopi sur le développement continu des compétences. Le processus de certification Qualiopi détaille ce type de livrable attendu à chaque étape.
Et la veille professionnelle ? Pas besoin d’un abonnement à dix revues scientifiques. Un tableur avec quatre colonnes suffit :
- Date
- Type d’action (webinaire, podcast, lecture, formation en ligne)
- Sujet abordé
- Preuve associée (capture d’écran, attestation, lien)
L’important est de pouvoir démontrer une veille régulière, organisée et exploitable. Dans cette logique, les outils dédiés à la centralisation des preuves peuvent également être très pertinents, car ils facilitent le regroupement, l’archivage et la traçabilité de ces éléments de veille.
Un podcast écouté chaque semaine sur votre domaine, un webinaire trimestriel, une formation courte suivie dans l’année : c’est largement suffisant pour démontrer une démarche de mise à jour des pratiques. L’auditeur du critère 5 Qualiopi cherche la régularité, pas le volume.
Pour les formateurs qui gèrent aussi des formations à distance, Teachizy facilite cette logique de traçabilité : les exports CSV horodatés et les logs de connexion par apprenant constituent des preuves exploitables en audit, sans manipulation supplémentaire.
Les erreurs qui déclenchent une non-conformité majeure sur le critère 5
Vous avez réuni vos CV, vos attestations, votre petit tableur de veille. Tout semble en ordre. Pourtant, certains dossiers bien remplis déclenchent quand même une non-conformité majeure le jour de l’audit. Le problème n’est presque jamais l’absence totale de documents. C’est un détail qui manque, une habitude qu’on pensait suffisante, ou un angle mort qu’on n’avait pas vu venir.
Voici les erreurs les plus fréquentes sur le critère 5 Qualiopi, celles qui reviennent dans les retours d’audit :
- Un diplôme ancien présenté seul, sans preuve d’activité récente. Un master obtenu en 2008, c’est bien. Mais si rien ne démontre que vous avez exercé ou actualisé vos compétences depuis, l’auditeur considère que la qualification n’est plus démontrée. Le diplôme ouvre la porte, l’expérience professionnelle récente et la formation continue la maintiennent ouverte.
- Des CV ou preuves non datés. On l’a dit plus haut, mais ça reste la remarque la plus courante : un CV sans date de mise à jour, l’auditeur l’écarte. Même chose pour une attestation de formation sans date de délivrance. Pas de date, pas de preuve.
- Les compétences des sous-traitants non vérifiées. C’est le piège classique pour les petites structures qui font appel à un intervenant externe « de confiance ». Le contrat de sous-traitance existe, mais aucun CV, aucun diplôme, aucune attestation n’a été collecté. L’auditeur ne vous demande pas de douter de votre collaborateur. Il vous demande de documenter sa qualification.
- Aucune trace de développement des compétences. Zéro formation suivie, zéro veille formalisée, zéro action documentée sur l’année : c’est un manquement direct à l’indicateur 22. Et un manquement partiel sur l’indicateur 21 suffit déjà à déclencher une non-conformité majeure sur l’ensemble du critère.
Le point commun de ces erreurs ? Ce n’est jamais un problème de compétence réelle. C’est un problème de traçabilité documentaire. Vous pouvez être le meilleur formateur de votre domaine : sans preuve datée, formalisée et accessible, l’auditeur ne peut pas valider. Le guide sur l’obligation Qualiopi rappelle cette logique : ce qui n’est pas documenté n’existe pas aux yeux du référentiel.
Comment centraliser vos preuves et simplifier votre suivi avec Teachizy
Réunir les preuves, c’est une chose. Les retrouver en 30 secondes quand l’auditeur les demande, c’en est une autre. Et c’est souvent là que les petites structures perdent du temps (et des nerfs) : les attestations sont dans un dossier Google Drive, les logs dans un tableur, les CV dans une boîte mail quelque part.
Un outil compatible Qualiopi qui trace l’activité de vos apprenants au fil de l’eau change la donne. Teachizy enregistre automatiquement les connexions, la progression par module et les durées de visionnage, avec un détail qui va jusqu’à l’arrêt du compteur si l’apprenant change d’onglet. Chaque donnée est exportable en CSV, horodatée, rattachée à l’apprenant concerné. Le jour de l’audit du critère 5 Qualiopi, vous tirez vos exports en quelques clics au lieu de reconstituer un dossier à la main.
Et côté indicateur 22 ? L’Académie Teachizy propose des formations accessibles dès l’inscription, y compris une formation dédiée à la démarche Qualiopi. Suivre ces modules, c’est une preuve directe de formation continue pour votre propre dossier de développement des compétences. L’attestation est traçable, datée, et vous n’avez rien à bricoler.
Teachizy ne garantit pas l’obtention de Qualiopi (aucun logiciel ne le peut). Ce qu’il fait, c’est structurer la traçabilité documentaire dont vous avez besoin pour que vos preuves tiennent la route face à l’auditeur, sans y consacrer vos soirées.
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L’essentiel pour réussir le critère 5
- Ne confondez plus le critère 5 (qualification du personnel) avec l’indicateur 5 (objectifs) : l’auditeur cherche l’adéquation entre l’expertise démontrée et la mission confiée.
- Exigez des CV datés et signés de tous vos intervenants, car une preuve sans date est systématiquement écartée le jour de l’audit.
- Formalisez votre veille professionnelle dans un tableau de suivi simple pour valider l’indicateur 22 sans y passer vos week-ends.
Vous avez désormais les repères concrets pour sécuriser vos preuves. Si vous prévoyez de rendre vos parcours éligibles au financement public, notre guide sur le parcours Qualiopi CPF vous aidera à franchir l’étape suivante sur EDOF.
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