Conseils Qualiopi : préparer votre audit avec une méthode “preuves d’abord” (checklist et traces e-learning)

Votre audit Qualiopi approche, et vous ne savez pas exactement ce que l’auditeur va vous demander. Pas les grandes lignes du référentiel, non, mais les preuves concrètes, indicateur par indicateur, formation par formation, apprenant par apprenant.

C’est là que la plupart des petits organismes perdent pied : pas parce qu’ils forment mal, mais parce qu’ils ne savent pas démontrer qu’ils forment bien. Trop de documents éparpillés, des traces e-learning inexploitables, et le stress du jour J qui transforme une pratique solide en réponses approximatives.

Ce guide vous donne une méthode orientée preuves, pensée pour les structures de 2 à 10 personnes avec une offre digitalisée : checklist par phase, tableau des traces attendues par famille d’indicateurs, et les dix non-conformités qui reviennent le plus souvent, avec les preuves simples pour les éviter.

Les ressources officielles indispensables avant de démarrer

Vous avez décidé de préparer votre audit Qualiopi. Avant de vous lancer dans la collecte de preuves ou la rédaction de procédures, un réflexe vous fera gagner des semaines : partir des bons textes. Pas d’un article de blog, pas d’un post LinkedIn, pas du résumé d’un consultant. Des textes sources, ceux que l’auditeur a sous les yeux le jour J.

Deux documents comptent vraiment. Le premier, c’est le Référentiel National Qualité (RNQ). Il structure toute la démarche autour de 7 critères et 32 indicateurs. Chaque indicateur décrit une exigence précise, et c’est sur cette base que l’auditeur évalue votre organisme. Si vous ne l’avez pas lu en entier au moins une fois, vous travaillez à l’aveugle.

Le second, c’est le guide de lecture Qualiopi. La version V9 est celle en vigueur aujourd’hui, et une V10 est attendue. Ce guide traduit chaque indicateur en éléments de preuve concrets : ce qui est attendu, ce qui est apprécié, ce qui constitue un écart. C’est votre grille de contrôle, votre traduction opérationnelle du référentiel. Pour ceux qui veulent comprendre le déroulé complet d’un audit, ce guide est le point de départ.

Et c’est là que ça devient intéressant : beaucoup de formateurs se fient à des interprétations de seconde main (formations en ligne, fiches résumées, forums). Le problème, c’est que ces sources simplifient, parfois déforment. Un conseil Qualiopi qui circule sur un groupe Facebook n’a pas la même valeur qu’une ligne du guide de lecture officiel. En cas de doute lors de l’audit, c’est toujours le texte source qui tranche.

Gardez ces deux documents accessibles en permanence pendant votre préparation. Chaque fois que vous constituez une preuve, vérifiez qu’elle répond à l’indicateur tel qu’il est formulé dans le RNQ et détaillé dans le guide. Rien de plus, rien de moins.

Comment choisir son organisme certificateur Qualiopi ?

Vous avez vos documents sources en main, vos preuves commencent à prendre forme. Reste une décision qui va conditionner votre budget, votre calendrier et votre sérénité le jour J : choisir le bon certificateur Qualiopi. Ce n’est pas un choix anodin, et pourtant beaucoup de petits organismes le font à la va-vite, sur un seul critère (le prix).

Trois éléments méritent votre attention avant de signer quoi que ce soit :

  • L’accréditation COFRAC et la présence sur la liste officielle du Ministère du Travail. C’est non négociable. Un certificateur non accrédité, c’est un audit qui ne vaut rien.
  • La spécialisation et la réactivité. Certains certificateurs traitent votre dossier en quelques jours, d’autres en plusieurs semaines. Si vous proposez du e-learning ou du blended, vérifiez que l’auditeur assigné connaît ces modalités (ça vous évitera de devoir justifier des choses évidentes).
  • La transparence tarifaire. Demandez au moins deux ou trois devis. Les écarts sont parfois du simple au double pour un même périmètre.

Côté budget, voici ce à quoi vous attendre pour un petit organisme monosite :

Type d’auditDurée typique (CA < 150 k€)Fourchette de coût HT
Audit initial1 jour990 € – 1 800 €
Audit de surveillance0,5 jour495 € – 1 000 €
Audit de renouvellement1 jour990 € – 2 000 €

Sur un cycle de trois ans, comptez entre 2 500 € et 4 300 € pour une structure simple. Ajoutez les frais de mission (100 à 200 € par intervention) que certains certificateurs facturent en plus. La durée de l’audit Qualiopi augmente avec le chiffre d’affaires, le nombre de sites et les catégories d’actions couvertes (formation, VAE, apprentissage).

Un dernier point souvent négligé : la relation humaine. Vous allez travailler avec ce certificateur pendant trois ans. Un interlocuteur réactif, qui répond clairement à vos questions en amont, c’est un bon indicateur de ce que sera la collaboration. Pour mieux comprendre les mécanismes de la certification Qualiopi, prenez le temps de comparer avant de vous engager.

La méthode « preuves d’abord » : organiser son dossier d’audit

Vous avez vos textes sources, votre certificateur est choisi. Maintenant, la vraie question : où sont vos preuves ? Pas « quelles preuves produire » (le guide de lecture vous le dit), mais où les retrouver en moins de deux minutes quand l’auditeur vous demande le justificatif de l’indicateur 11. C’est là que la plupart des petits organismes perdent pied.

Le principe qui change tout, c’est la source unique de vérité. Un document n’existe qu’à un seul endroit. Pas de copie dans trois dossiers différents, pas de version « finale_v3_corrigée » qui traîne sur un bureau. Si votre questionnaire de satisfaction est dans le dossier « Indicateur 30 », il n’est nulle part ailleurs. Vous y faites référence par un raccourci ou un lien, jamais par une duplication. Ça paraît basique, mais c’est ce qui sépare un dossier d’audit exploitable d’un chaos documentaire.

Pour un petit organisme, une arborescence simple suffit. Voici ce qui fonctionne :

  • 01_Référentiel_et_procédures : vos processus internes, votre politique qualité, vos modèles de documents
  • 02_Preuves_par_indicateur : un sous-dossier par indicateur (01 à 32), chacun contenant uniquement les éléments de preuve correspondants
  • 03_Apprenants : contrats, positionnements, attestations, logs de suivi
  • 04_Amélioration_continue : réclamations, retours satisfaction, plans d’actions correctives, veille

Côté nommage, adoptez une convention stricte dès le départ : AAAA-MM-JJ_TypeDocument_Nom.ext. Par exemple : 2026-01-15_Questionnaire-satisfaction_FormationSEO.pdf. Le versioning suit la même logique : ajoutez _v2 uniquement si le document a été modifié, et supprimez l’ancienne version (ou archivez-la dans un sous-dossier « _archives »). Cette rigueur de traçabilité vous évite de présenter un document obsolète le jour J.

Un bon réflexe pour bien préparer son audit Qualiopi : testez votre arborescence. Demandez à un collègue de retrouver trois documents au hasard. S’il met plus de deux minutes, simplifiez. L’objectif n’est pas d’avoir le système le plus complet, c’est d’avoir celui que vous utilisez vraiment, chaque semaine, sans y penser.

Quelles sont les preuves attendues par l’auditeur ? (Tableau par famille)

Trente-deux indicateurs, sept critères, des dizaines de lignes dans le guide de lecture… Vous avez l’impression de devoir produire une encyclopédie ? Rassurez-vous : la plupart des petites structures fournissent déjà 70 % des preuves Qualiopi sans le savoir. Le vrai travail, c’est de les identifier, les nommer et les ranger au bon endroit.

Pour y voir clair, regroupons les indicateurs Qualiopi en sept familles logiques. Chaque famille correspond à une thématique que l’auditeur explore, pas forcément dans cet ordre, mais toujours avec la même question en tête : « Montrez-moi comment vous faites, et prouvez-le. »

FamilleIndicateurs concernésExemples de preuves (petite structure)
Information du public1 à 3Site web à jour avec programmes détaillés, CGV accessibles, résultats publiés (taux de satisfaction, taux de complétion)
Conception des formations4 à 8Analyse des besoins signée, objectifs opérationnels évaluables, programme avec modalités d’évaluation, positionnement initial de l’apprenant
Accueil et suivi9 à 16Contrat ou convention, suivi de progression par apprenant, logs de connexion pour le e-learning, relances en cas de décrochage
Moyens pédagogiques et techniques17 à 18Liste des outils utilisés (LMS, supports, matériel), procédure de mise à jour des ressources
Compétences des intervenants19 à 22CV ou profils des formateurs, attestations de formation continue, contrats de sous-traitance avec cahier des charges
Veille23 à 25Tableau de veille réglementaire formation professionnelle (même un simple tableur daté), veille métier documentée, veille sur les innovations pédagogiques
Amélioration continue26 à 32Questionnaire de satisfaction avec synthèse, registre des réclamations, plan d’actions correctives, bilan annuel

Ce tableau n’est pas exhaustif (chaque indicateur a ses nuances), mais il couvre l’essentiel de ce qu’un auditeur attend d’un organisme de taille modeste. Gardez-le sous la main comme grille de contrôle rapide.

Voici ce que ça change concrètement : au lieu de parcourir les 32 indicateurs un par un en vous demandant quoi produire, vous raisonnez par famille. Votre offre de formations éligibles CPF couvre déjà la famille « Information du public » si vos programmes sont en ligne. Vos conseils Qualiopi les plus rentables tiennent souvent en une phrase : ne produisez que ce qui répond à un indicateur, rien de plus.

Le piège classique serait de tomber dans la sur-qualité documentaire. Créer une procédure de 15 pages pour décrire comment vous envoyez un questionnaire de satisfaction, c’est du temps perdu. L’auditeur veut voir que le questionnaire existe, qu’il est envoyé, et que vous en faites quelque chose (une synthèse, un ajustement). Un document d’une page avec trois colonnes (date, retour, action) suffit largement.

Pour les formations en e-learning ou blended, les preuves de la famille « Accueil et suivi » sont celles qui posent le plus de questions. Un LMS compatible Qualiopi comme Teachizy génère automatiquement les logs de connexion, le suivi de progression par apprenant et les exports CSV nécessaires à l’audit. Vous n’avez pas à reconstituer ces traces manuellement, elles existent déjà dans la plateforme.

Conseils Qualiopi pour le e-learning : prouver l’assiduité et le suivi

Vous proposez des formations en ligne ou en blended, et une question vous revient sans cesse : comment prouver qu’un apprenant a réellement suivi le parcours ? En présentiel, une feuille d’émargement suffit. En e-learning, l’auditeur attend des preuves numériques aussi solides, mais d’une nature différente. Voici comment les produire sans vous noyer dans la technique.

Trois types de traces constituent le socle de la preuve d’assiduité en e-learning :

  • Les logs de connexion : date, heure d’entrée, heure de sortie. Ils attestent que l’apprenant s’est bien connecté à la plateforme, et quand.
  • Le temps passé par leçon ou module : un apprenant qui « valide » un module de 45 minutes en 3 minutes, ça pose question. Le suivi du temps réel passé sur chaque contenu renforce la crédibilité de vos preuves.
  • Le suivi de progression : pourcentage de complétion, modules terminés, modules restants. C’est la colonne vertébrale de votre suivi assiduité e-learning.

Côté évaluation, l’auditeur veut voir que vous vérifiez l’acquisition des compétences, pas juste la présence. Les quiz (avec résultats horodatés), les rendus de devoirs corrigés manuellement et les attestations de fin de formation constituent vos preuves Qualiopi e-learning les plus parlantes. Un quiz dont le score et la date apparaissent dans un export, c’est une preuve. Un quiz sans trace exploitable, c’est un exercice pédagogique (utile, mais insuffisant pour l’audit).

Et c’est là que la distinction entre un LMS et un outil de gestion administrative prend tout son sens. Un LMS n’est pas un ERP : il ne gère ni vos conventions, ni votre comptabilité, ni vos plannings de salles. En revanche, un LMS compatible Qualiopi génère nativement les données que l’auditeur réclame. Teachizy, par exemple, enregistre les logs de connexion formation en ligne, arrête le compteur de temps si l’apprenant change d’onglet, et permet d’exporter le suivi détaillé par apprenant en CSV. Vous n’avez pas à reconstituer ces traces a posteriori dans un tableur : elles existent déjà, prêtes à être présentées.

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Un dernier conseil Qualiopi pour vos parcours digitalisés : testez vos exports avant l’audit. Générez un export CSV de logs pour une formation, ouvrez-le, vérifiez que les colonnes sont lisibles et que les données correspondent à ce que vous attendez. Si vous digitalisez vos formations sans jamais vérifier ce que la plateforme produit comme traces, vous risquez une mauvaise surprise le jour J. Deux minutes de vérification maintenant valent mieux qu’une non-conformité plus tard.

La checklist chronologique pour réussir votre audit Qualiopi

Vous avez vos preuves identifiées, votre dossier structuré, vos traces e-learning sous contrôle. Reste le défi que tout petit organisme redoute : étaler le travail dans le temps pour ne pas tout faire la veille. La bonne nouvelle, c’est qu’un rétroplanning simple en quatre phases suffit à couvrir l’essentiel, de la préparation à l’après-audit. Voici comment découper les semaines qui viennent.

De J-60 à J-30 : structuration et audit blanc

Deux mois avant le jour J, commencez par une auto-évaluation indicateur par indicateur. Prenez le guide de lecture, ouvrez votre arborescence de preuves, et cochez ce qui est en place. Pour chaque indicateur où il manque un document, notez l’action à mener (créer la trame, collecter la donnée, formaliser un processus existant). Ce travail prend une demi-journée, pas plus.

Ensuite, créez les trames manquantes. Pas des procédures de 10 pages : des documents d’une à deux pages qui décrivent ce que vous faites déjà. Un modèle de recueil des besoins, une grille de positionnement, un tableau de veille daté. Si le document n’existe pas, c’est souvent parce que la pratique existe mais n’a jamais été formalisée.

Et c’est là que l’audit blanc Qualiopi prend tout son sens. Demandez à un collègue, un pair ou un consultant externe de jouer le rôle de l’auditeur pendant deux heures. Il pioche trois ou quatre indicateurs au hasard, vous demande les preuves, et vous chronométrez votre temps de réponse. Si vous mettez plus de deux minutes à retrouver un justificatif, c’est un signal. L’audit blanc ne garantit rien, mais il dédramatise le jour J comme rien d’autre.

J-7 : vérifications finales du dossier d’audit

Une semaine avant l’audit, passez en mode vérification. Ouvrez chaque lien, chaque fichier, chaque export dans votre dossier d’audit. Un PDF corrompu, un lien cassé vers votre site, un export CSV qui ne s’ouvre pas : ces détails deviennent des irritants le jour J.

Préparez votre échantillonnage Qualiopi : sélectionnez deux ou trois dossiers apprenants complets et récents. L’auditeur choisira les siens, mais avoir des dossiers « témoins » prêts vous permet de répondre vite si on vous demande un exemple concret. Chaque dossier doit contenir l’analyse des besoins, le positionnement, le suivi de progression, les évaluations et le retour de satisfaction.

Dernier point : si vous travaillez avec des sous-traitants (formateurs externes, prestataires techniques), prévenez-les. Vérifiez que leurs contrats, CV et preuves de compétences sont à jour dans votre arborescence. L’auditeur peut demander à les joindre ou à consulter leurs documents. Mieux vaut que tout le monde soit informé que surpris.

Le Jour J : conseils pour la conduite de l’entretien

Le matin de l’audit, le stress est normal. Mais voici ce que beaucoup de formateurs oublient : l’auditeur n’est pas là pour vous piéger. Il vérifie que vous faites ce que vous dites faire. Votre posture change tout.

Première question à régler : qui doit être présent ? Dans une petite structure, c’est souvent le dirigeant et éventuellement un formateur référent. Répartissez les rôles en amont. L’un répond sur la stratégie et les processus, l’autre sur la pédagogie et le terrain. Évitez absolument que deux personnes donnent des réponses contradictoires sur le même sujet (c’est l’une des causes de non-conformités Qualiopi les plus fréquentes).

Pour structurer vos réponses, la méthode QQOQCP fonctionne remarquablement bien : Qui, Quoi, Où, Quand, Comment, Pourquoi. L’auditeur pose une question sur votre processus de recueil des besoins ? Répondez en 30 secondes : « Nous envoyons un questionnaire en ligne (quoi) à chaque prospect (qui) avant l’inscription (quand), via notre formulaire sur le site (où), pour adapter le contenu au niveau réel (pourquoi). Voici l’export. » Précis, concis, avec la preuve sous la main.

Trois réflexes à ancrer pour cet entretien audit Qualiopi :

  • Ne montrez que ce qui est demandé. Si l’auditeur demande votre questionnaire de satisfaction, ne sortez pas en plus votre tableau de veille, votre registre des réclamations et votre bilan annuel. Chaque document supplémentaire ouvre une porte à de nouvelles questions.
  • Dites « je ne sais pas, je vérifie » plutôt qu’improviser une réponse approximative. L’auditeur préfère une réponse honnête à une affirmation bancale.
  • Restez factuel. La posture d’audité idéale, c’est celle de quelqu’un qui décrit sa pratique quotidienne, pas celle de quelqu’un qui récite une procédure apprise la veille.

Pour faciliter la présentation de vos preuves e-learning le jour J, avoir un LMS qui génère des exports clairs et datés fait gagner un temps considérable. Sur Teachizy, un export CSV du suivi par apprenant se génère en quelques clics, directement depuis le tableau de bord. Vous n’avez pas à naviguer entre trois outils pendant que l’auditeur attend.

J+30 : suivi post-audit et amélioration continue

L’audit est passé. Vous respirez. Mais la certification Qualiopi ne s’arrête pas au rapport : elle vit au quotidien pendant les trois années du cycle. L’audit de surveillance Qualiopi arrive entre 14 et 22 mois après l’audit initial, et l’auditeur vérifiera que vos pratiques ont évolué, pas stagné.

Le réflexe le plus rentable : intégrez la collecte de preuves dans votre routine. Chaque formation terminée = un questionnaire de satisfaction envoyé, une synthèse rédigée, un ajustement noté si nécessaire. Ce n’est pas un travail supplémentaire si c’est intégré à votre flux normal. Un LMS comme Teachizy vous aide sur ce point : les formulaires de satisfaction intégrés et les données de suivi par apprenant s’accumulent automatiquement, sans action manuelle de votre part.

Traitez aussi les retours à froid (un mois après la formation) pour mesurer l’impact réel. Et si l’auditeur a relevé des écarts ou des pistes d’amélioration continue, formalisez votre plan d’actions correctives dans les 30 jours. Pas besoin d’un document complexe : un tableau avec la date, l’écart constaté, l’action menée et la date de clôture suffit. C’est exactement ce que l’auditeur de surveillance voudra voir.

Le top 10 des non-conformités Qualiopi fréquentes (et comment les éviter)

Vous avez beau avoir un dossier bien structuré et des preuves classées par indicateur, certaines erreurs reviennent avec une régularité déconcertante chez les petits organismes. Pas par incompétence, mais parce que ces points semblent secondaires… jusqu’au moment où l’auditeur les pointe. Voici les dix non-conformités Qualiopi les plus courantes, avec pour chacune la preuve simple qui vous met à l’abri.

  1. Questionnaires de satisfaction non systématiques. Vous envoyez des questionnaires, mais pas à 100 % des apprenants, ou vous ne formalisez pas l’analyse des retours. Preuve : un tableau trimestriel avec taux d’envoi, taux de réponse et actions correctives identifiées.
  2. Programme de formation trop générique. Un document copié-collé d’une formation à l’autre, sans objectifs opérationnels évaluables ni modalités d’évaluation adaptées. Preuve : un programme par formation, signé par l’apprenant, avec des objectifs spécifiques.
  3. Absence de suivi des acquis en e-learning. Pas de logs de progression, pas de quiz horodatés, pas de trace du temps réellement passé. Preuve : exports de suivi de progression par apprenant avec dates et durées (un LMS compatible Qualiopi génère ça nativement).
  4. Gestion de la sous-traitance mal documentée. Vous faites appel à un formateur externe, mais son contrat ne mentionne pas de clauses qualité, et son CV date de 2019. Preuve : un dossier sous-traitance centralisé avec contrat à jour, CV actualisé et bilan annuel de la prestation. C’est l’un des points de gestion sous-traitance Qualiopi que les auditeurs vérifient systématiquement.
  5. Plan de développement des compétences inexistant. Vos formateurs suivent des formations, mais rien n’est formalisé. Preuve : un planning annuel simple (même un tableur) avec les formations suivies et les attestations correspondantes.
  6. Défaut de prise en compte de l’accessibilité handicap. Aucune mention dans vos documents, aucun référent identifié, aucune adaptation prévue. Preuve : une fiche « référent handicap » avec nom et coordonnées, une mention dans vos supports d’information, et un rappel de vos obligations légales dans vos CGV.
  7. Recueil des besoins non tracé. Vous échangez avec vos clients avant chaque formation, mais par téléphone, sans formalisation. Preuve : une fiche de recueil des besoins signée, même d’une page, archivée dans le dossier apprenant.
  8. CV des formateurs incomplets ou obsolètes. Un intervenant récent sans justificatif de compétences à jour. Preuve : un dossier formateurs centralisé, mis à jour une fois par an, avec CV et attestations.
  9. Veille réglementaire absente. Aucune trace de suivi des évolutions du RNQ ou de la réglementation formation. Preuve : un fichier de veille réglementaire formation professionnelle mis à jour mensuellement (articles consultés, dates, source).
  10. Évaluations à froid non exploitées. Vous envoyez un questionnaire un mois après la formation, mais les résultats ne sont jamais synthétisés. Preuve : un tableau de bord satisfaction avec synthèse et actions d’amélioration identifiées.

Un détail à retenir : quelques non-conformités mineures sont tolérées, parfois jusqu’à quatre selon les auditeurs. À la cinquième, elle devient majeure systématiquement mais mieux vaut ne pas atteindre ce seuil.

Le point commun de ces dix erreurs ? Ce ne sont presque jamais des problèmes de pratique. Vous faites déjà la plupart de ces choses. Le problème, c’est la trace. Un conseil Qualiopi qui vaut pour les dix lignes ci-dessus : si ça n’est pas écrit (ou exporté), ça n’existe pas aux yeux de l’auditeur.

Que faire en cas d’écart ? Gérer les non-conformités mineures et majeures

Recevoir un écart lors de l’audit, ça fait un pincement. Mais ce n’est ni un échec, ni la fin de votre certification. La grande majorité des organismes audités reçoivent au moins une observation ou une non-conformité mineure. C’est prévu dans le dispositif, et l’auditeur le sait. Ce qui compte, c’est votre capacité à réagir de façon structurée.

Commençons par ce qui distingue les deux niveaux :

Type d’écartImpact sur la certificationDélai pour corriger
Non-conformité mineureCertification maintenue, correction attendue avant le prochain auditAvant l’audit de surveillance (14 à 22 mois)
Non-conformité majeureCertification suspendue si non corrigée dans les délais3 mois maximum après notification

Une non-conformité mineure signale un écart ponctuel : un document manquant, une pratique existante mais pas formalisée, un indicateur partiellement couvert. Quatre mineures sont tolérées. À la cinquième, elle bascule en majeure (comme mentionné dans la section précédente). Une non-conformité majeure, elle, pointe un dysfonctionnement systémique : un processus absent, une exigence du référentiel non respectée sur l’ensemble de votre activité.

Dans les deux cas, la réponse est la même : un plan d’actions correctives (PAC). Pour qu’il soit crédible aux yeux du certificateur, structurez-le simplement :

  • L’écart constaté : reprenez la formulation exacte du rapport d’audit
  • La cause identifiée : pourquoi cet écart existe (pas de processus formalisé, oubli de mise à jour, outil inadapté…)
  • L’action corrective : ce que vous allez faire concrètement, avec un responsable nommé
  • La date de mise en œuvre et la preuve que l’action a été réalisée

Un PAC d’une page, avec ces quatre colonnes remplies pour chaque écart, suffit. L’auditeur ne cherche pas un roman : il veut voir que vous avez compris le problème et que vous l’avez corrigé. Archivez les preuves de correction (nouveau document créé, export mis à jour, procédure rédigée) dans votre dossier, au même endroit que les autres éléments de preuve. Lors de l’audit de surveillance, c’est la première chose que l’auditeur ira vérifier.

Un dernier conseil Qualiopi sur ce sujet : ne prenez pas un écart personnellement. Traitez-le comme une information utile sur un point à renforcer. Les organismes qui progressent le plus entre deux audits sont ceux qui exploitent leurs non-conformités comme levier d’amélioration, pas ceux qui n’en ont jamais reçu.

Comment Teachizy facilite votre démarche Qualiopi au quotidien

Tout au long de cet article, un constat revient : la difficulté n’est pas de bien former, c’est de prouver que vous formez bien. Et pour les parcours e-learning ou blended, cette preuve repose sur des données que vous ne pouvez pas fabriquer à la main. C’est précisément là que Teachizy intervient.

Concrètement, la plateforme génère des exports illimités : logs de connexion horodatés, temps passé par leçon, suivi de progression par apprenant, le tout exportable en CSV en quelques clics. Pas besoin de reconstituer un tableur la veille de l’audit. Et un détail qui compte : si un apprenant change d’onglet pendant une leçon, le compteur de temps s’arrête. Le temps affiché dans vos exports reflète le temps réel de consultation, ce qui donne à vos preuves d’assiduité une fiabilité que l’auditeur peut vérifier sans ambiguïté.

Côté montée en compétences, l’Académie Teachizy inclut une formation dédiée à la préparation Qualiopi, accessible dès l’inscription. Vous n’avez pas à chercher ailleurs pour comprendre comment aligner vos pratiques avec les exigences du référentiel.

Un point de transparence : Teachizy est compatible Qualiopi, pas un organisme certificateur. La plateforme vous fournit les outils et les traces nécessaires, mais elle ne garantit pas l’obtention de la certification. C’est votre démarche qualité, vos processus et vos preuves qui font la différence le jour J. Teachizy vous aide à les centraliser et automatiser, sans créer une usine à gaz.

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Conclusion

L’audit Qualiopi se résume finalement à une seule chose : prouver ce que vous faites déjà. L’approche « preuves d’abord » est votre meilleure alliée pour transformer cette obligation en une simple démonstration. L’essentiel est d’organiser vos documents pour les retrouver en moins de deux minutes et de vous appuyer sur des traces concrètes pour le e-learning (logs de connexion, suivi de progression, évaluations).

Abordez cette journée non comme un examen, mais comme une occasion de valoriser la qualité de votre travail. Une fois vos processus sécurisés, vous pourrez vous concentrer sur le cœur de votre métier : découvrez par exemple nos 7 étapes pour dynamiser efficacement une formation.

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